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Le magazine d'information des professionnels de la communication
FRP 11/01 Novembre 2001
La pub et les ghettos II :
Quelles places les homosexuels ont-ils dans la publicité ?
Le premier volet de notre descente dans les ghettos était consacré à la représentation des noirs dans la publicité (voir publication n° 29). Ce second volet va sattacher à la représentation des homosexuels. Nous nous interrogerons sur le rôle de la pub dans le processus de diffusion et dévolution des stéréotypes sociaux et sur les rapports entretenus entre limaginaire occidental et la dite minorité.
Une minorité triplement singulière
Premièrement, et contrairement aux noirs, les homosexuels ne constituent pas une minorité visible. En effet, si la couleur de la peau est un stigmate perceptible, lorientation sexuelle nest pas donnée - ou du moins actualisée - dès la naissance. Elle peut, en outre, être par la suite dissimulée. Nous aurons donc à nous plonger dans un jeu entre le montré et le caché.
Deuxièmement, les noirs partagent, dès la naissance, avec leur famille et leurs proches, une culture largement similaire. Les homosexuels, au contraire, ne baignent pas dans un contexte identitaire. Lorsque leur homosexualité se fait jour, leur entourage leur devient subitement étranger.
Troisièmement, lapparition des homosexuels dans la pub est beaucoup plus tardive que celle des noirs. Historiquement, cest la vodka Smirnoff qui a mis en scène, pour la première fois, des homosexuels dans une annonce, parue en 1958 dans un magazine américain. Ce nest ensuite quen 1978 quun célèbre footballeur new-yorkais, Joe Namath, a prêté ses jambes pour un spot TV vantant une crème dépilatoire. Le répertoire sest essentiellement élargi à partir de 1994, lannée où la maison IKEA a présenté pour la première fois un couple gay de manière non humoristique.
Participant aujourdhui à la sphère publique et véhiculant des valeurs aussi complexes que contradictoires, cette minorité ne pouvait laisser les publicitaires indifférents. Or, en exhibant un certain nombre de valeurs auxquelles les homosexuels sont systématiquement associés, les annonces publicitaires mettent au grand jour un phénomène de labellisation, cest-à-dire de renforcement de certaines images stéréotypées à leur égard. Cest ce que lon va tenter de montrer ici.
De lallusion à lexhibition
Les publicités destinées aux homosexuels, ou les mettant en scène, suivent vraisemblablement trois axes.
Vient dabord la représentation suggérée de lhomosexualité, très prisée à lheure actuelle dans la presse magazine, où lon découvre autant des couples de femmes (n° 1) que des jeunes hommes imberbes au regard langoureux (n° 2). Impossible dans ces cas daffirmer lhomosexualité, celle-ci sera perçue ou non, selon la sensibilité propre à chacun.
1. Deux jeunes blondes incarnent léclat et la sensualité supposées de la Twingo.
2. Le regard suggestif de ce jeune homme est loin de correspondre au stéréotype de la virilité. Vient ensuite le motif homo-érotique, qui se manifeste dans les annonces où lhomosexualité peut être lue en filigrane (n° 3).
3. Dans la première annonce, une femme à moustaches mord dans un substitut phallique ; dans la seconde, ce dernier est anatomiquement encore plus explicite Cest donc en filigrane que la pub sadresse aux lesbiennes ! Viennent enfin les pubs pour des produits réservés aux homosexuels, à linstar dune annonce pour des vêtements spécialisés (n° 4).
4. Des pantalons en dentelle, voilà un produit plus facilement porté par la communauté gay.
Le côté obscur de la cible
La dernière catégorie pose doublement problème : non seulement les homosexuels ne constituent pas une communauté homogène mais, en plus, nombre dentre eux ne sont pas identifiables, puisquen de nombreux points similaires à leurs homologues hétérosexuels : pour diverses raisons (discrimination professionnelle, stigmatisation sociale, rejet des proches et de la famille, appartenance religieuse ), beaucoup de lesbiennes et de gays sappliquent à dissimuler leur appartenance. Du fait de la discrétion de la majorité des homosexuels, il est donc très difficile pour les entreprises de mettre en place des politiques marketing adéquates pour toucher cette minorité.
Largent na pas de sexe
Selon les stratégies marketing en vigueur, pour fonctionner, un groupe de consommateurs cible doit être identifiable, accessible, mesurable et rentable. Tout le monde sait par ailleurs que la pub parle aux masses plus quaux minorités. Or les homosexuels constituent une communauté hétérogène, minoritaire, difficile à cibler. On peut donc se demander pourquoi les publicitaires visent la communauté homosexuelle en dépit de tous ces obstacles.
Si la cible homosexuelle est si hautement prisée, cest dabord parce quelle représente une véritable mine dor : les homos passent pour être des citadins aisés, dépensiers et fêtards. Célibataires, sans enfants, et socialement bien placés, ils ont souvent un important pouvoir dachat. Plus question aujourdhui, pour certaines marques, de passer à côté de cette clientèle. À tel point quen Grande-Bretagne, on parle du phénomène du pink pound , qui désigne le grand intérêt porté à la livre sterling " rose "
5. Dun air désinvolte, un jeune homme alangui dénonce une injure homophobe, tout en vantant les sucrettes. Et sa version féminine masculine et obèseMais les gays passent aussi pour être ouverts aux innovations, notamment technologiques, et constituent un excellent terrain dessai pour les phases de test marketing. Ils sont, de plus, de grands consommateurs de services spécifiques tels que restaurants, hôtels, voyages, night-clubs, agences matrimoniales Toujours à lavant-garde vestimentaire (treillis, Timberlands, T-shirts moulants) et soucieux de leur apparence, ils sont encore une excellente cible pour les fabricants de cosmétiques pour hommes, pour les designers, et même pour les promoteurs de produits minceur. Canderel a bien su exploiter ce filon en ajoutant un volet homosexuel à sa campagne pour ses sucrettes. A côté de deux pubs destinées lune aux femmes, lautre aux hommes, avec pour slogans respectifs, " Le noir ça me boudine " et " A lécole on mappelait Bouboule ", on découvre dans le magazine Têtu, mensuel réservé aux homosexuels, une annonce Canderel destinée aux gays, au slogan évocateur : " Jen avais assez quon me traite de gros pédé " (n° 5). Valérie Lombard, chargée de budget Canderel chez Young & Rubicam, explique le pourquoi de cette campagne : " Depuis longtemps on tentait de convaincre la marque de sintéresser aussi aux gays qui prennent soin de leur corps et de leur apparence. On sait que 30% des consommateurs de sucrettes sont des hommes. Les gays sont intimement liés aux tendances et le nouveau packaging en forme de carte de crédit leur correspond ".
Un acte identitaire
Notons de plus que les homosexuels, en achetant un produit qui leur est destiné, accomplissent un acte de revendication identitaire. Aujourdhui une entreprise peut espérer gagner entre 10 et 15% de part de marché rien quen gagnant la sympathie de la communauté homosexuelle.
Les représentations des homosexuels peuvent par ailleurs offrir à une entreprise une notoriété plus large et une nouvelle crédibilité en lui donnant loccasion de prouver sa tolérance et son ouverture. En lançant en 1999 une campagne destinée aux gays en plein débat sur le PACS, Bouygues Télécom a ainsi réussi un coup de maître : un slogan éloquent, " En attendant, voici déjà le PACS téléphonique ", et une photographie subtile, montrant deux maillots de corps séchant sur un fil, ont permis à la société de couvrir 43% de part de marché sur cette cible !
Certaines entreprises vont même jusquà créer des produits de grande consommation spécifiquement destinés aux gays. Leau de toilette Guys en est un exemple parmi dautres : elle affiche la couleur en arborant le drapeau gay comme le label dun style de vie. Mais elle nest disponible que sur le net (www.misterco.com).
Les limites du marché homosexuel
6. La marque sassocie ouvertement à une manifestation homosexuelle. Selon Norbert Pochon, directeur promo et ventes du magazine Têtu, une communication ciblée est intéressante quand il sagit de faire un one-shot . Sil y avait une multiplication des titres gays, cette forme de publicité serait sans doute privilégiée. Mais au regard des coûts financiers, les annonceurs noptent que très rarement pour la pub spécifiquement créée pour les homosexuels. Seules quelques petites entreprises annoncent directement pour les gays, comme la marque de yaourt Rumblers (n° 6).
De plus, la plupart des annonceurs craignent encore, en sadressant aux gays et aux lesbiennes, de perdre leur public traditionnel. En effet, si l égayement de la pub semble plutôt bien perçu par la population, toutes les publicités ne sont pas à labri dun rejet de la part du courant dominant qui peut refuser de sassocier aux valeurs homosexuelles.
Les annonceurs gardent donc une certaine distance pour ne pas assumer complètement et pour rester dans la publicité généraliste. La régie Rossel est même allée jusquà refuser de vendre un espace publicitaire pour annoncer la Belgian and Lesbian gay Pride, par peur dune mauvaise réaction du lectorat du Soir, plus important quotidien francophone en Belgique. Ce nest que suite à la réaction indignée des journalistes du Soir quelle est revenue sur sa décision.
On en arrive ainsi à un marketing très pointu : il faut estimer stratégiquement quelle proportion de gays une marque peut atteindre sans aliéner les non-gays.
En conséquence, hormis certaines grandes marques, qui nont quune faible part de marché, ce sont donc surtout les petites marques qui sattaquent au marché homosexuel. Pour les grandes marques, ce nest souvent quhors des frontières que faire référence à la communauté homosexuelle devient une arme de premier ordre pour conquérir de nouveaux marchés. En France, les grandes marques ayant intégré les homosexuels comme cible sont ainsi, pour la plupart, étrangères : Virgin, Nike, Heineken, Absolut ou encore Calvin Klein.
Les dangers du cliché
7. Difficile pour un gay dadmettre que cest avec une femme que flirte un homme à létat pur Si une maladresse peut provoquer la perte dune partie du public majoritaire, linverse est également vrai. Les sociétés qui partent à lassaut du marché homosexuel doivent absolument prendre des précautions. La communauté gay est sensible à lécho rencontré par ses valeurs et son esthétique. Il faut donc être vigilant dans la manière de la représenter car lamalgame avec certains clichés savère vite dangereux, voire désastreux. Les publicités mettant en scène des homosexuels peuvent même devenir préjudiciables lorsquelles donnent de ces derniers une image stéréotypée, dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Cest ce qui sest passé lors dune campagne Ted Lapidus (n° 7) : les annonceurs ont eu lindélicatesse de faire paraître dans le magazine Têtu, " Le magazine des gays et des lesbiennes ", une pub montrant un couple mixte, nu et enlacé, avec pour slogan " LHomme à létat pur "
Des hétéros réticents
Les homosexuels ne sont pas la seule cible des publicitaires qui se servent de leur image : cette dernière apparaît comme une nouvelle manière de plaire aux hétérosexuels. Quen est-il alors, lorsque la cible dun message représentant des homosexuels nest plus la communauté homosexuelle elle-même, mais lensemble de la population ?
Comme nous lavons vu, les annonceurs craignent, en sadressant sur une même annonce et aux homosexuels, et au public traditionnel, de perdre ces derniers. La solution consiste à se contenter de faire un clin dil aux homosexuels dans la publicité grand public, soit sur un ton humoristique, soit de manière allusive. En raison de la stigmatisation quils subissent depuis toujours, les homosexuels ont développé un comportement propre, un langage, une manière de se regarder, des expressions et des gestes codés. Les publicitaires nont quà puiser dans ce répertoire de codes pour communiquer avec eux. Comme les hétérosexuels ne reconnaissent pas les symboles appartenant à la sous-culture homosexuelle, les publicitaires peuvent développer leur marché gay sans mettre en péril le reste de leur cible, et cela, sur une seule et même annonce.
Un attrape-hétéro : de léphèbe à lesthète
8. Même si le bras de fer consiste en un exercice viril, les deux marins relèvent dune esthétique très féminine. Les annonceurs abusent de clichés de jeunes éphèbes glabres au regard langoureux. Il est intéressant à ce propos de remonter quelques années en arrière. Voici le constat que font André Cadet et Bernard Cathelat à la fin des années 60 : " Le narcissisme masculin sest centré sur la virilité puissante, ou son apparence, plutôt que sur la beauté, le raffinement et lélégance. Le stéréotype classique valorise limage dun individu dâge mûr, musclé et velu, dont le faciès énergique et lil dominateur inspire à sa moitié des sentiments de délicieuse dépendance et de rassurante protection Et la joliesse de chérubin a toujours paru suspecte au groupe social et peu prisée comme modèle identificateur. Mieux vaut encore, pensent les hommes, être un hussard quun pâtre blondinet. " Quelques années plus tard, Laurence Bardin dépeint limage de lhomme de la pub des années 80 : " Limage de lhomme sorganise autour du modèle idéal du jeune cadre marqué par la réussite sociale et le dynamisme. Activité professionnelle chargée, suggérée dans les messages par sa contrepartie : la détente, le loisir, et les sports. Le repos du guerrier est signifié par des attitudes au symbolisme simple : vêtements de week-end, lecture du journal, fauteuil confortable, cigare, et sport (tennis, piscine) ".
Aujourdhui, la pub a franchi un pas supplémentaire. Elle nhésite pas à utiliser une imagerie homosexuelle : des corps dhommes musclés mais esthétisés à lextrême. Jean-Paul Gaultier, par exemple, contribue à briser le tabou de lhomosexualité en mettant en scène non pas des hommes, mais des " mâles ". Il tend à faire admettre que la séduction nest plus, de nos jours, un atout strictement réservé à la gent féminine (n°8). Notons enfin que si ces images, exhibant une masculinité plastique ambiguë, peuvent séduire les homosexuels, elles visent aussi et peut-être surtout - les femmes : cest la représentation idéale de la beauté virile qui leur est offerte
Se servir dun motif homosexuel ne revient donc plus forcément à faire dun produit quelque chose dexclusivement réservé à cette minorité, mais permet de lui conférer un caractère plus novateur et de le rendre plus séduisant.
Un couple un peu trop comme les autres
9. " Le premier qui rit aura une tapette ! ", annonce la légende avec humour Reflets et supports des fantasmes tant des publicitaires que des consommateurs, les images véhiculées par la pub ont souvent en commun de donner une image biaisée des homosexuels.
En Allemagne, les homosexuels sont devenus les héros de campagnes de pub visant le grand public. Les menus quatre étoiles Iglo ont pour égérie, depuis le début de lannée, un charmant couple dhomosexuels, respectivement nommés Max et Holger (n°9). Ce couple est une création de lagence McCann-Erickson Hambourg, qui a convaincu Iglo de recourir à un couple gay pour vanter ses menus. En brisant un tabou, la marque sest positionnée à lavant-garde. Mais elle sest montrée prudente : même sil est généralement admis que les couples homosexuels représentent le bon goût et les nouvelles tendances, Max et Holger ont tout de même dû rentrer dans le moule hétérosexuel classique. Max tient le rôle de la femme il se charge de cuisiner de bons petits plats , tandis que Holger tient le rôle de lhomme il a le privilège de se faire servir à table. À en croire Iglo, la démarche est voulue et se veut didactique pour guider le public. Cest à se demander si elle ne vise pas surtout à rassurer les hétéros !
Deux annonces Solgar (n°10), parues dans le magazine Têtu et dans le supplément de ce dernier Têtu Madame, mettent elles aussi en scène, semble-t-il, des couples homosexuels. On y découvre, respectivement, deux hommes et deux femmes, partageant avec complicité leur quotidien. Mais, à la différence de la campagne Iglo, dans ces publicités, il ny a pas de répartition apparente des rôles. Lhomosexualité reste discrète : vue leur ambiguïté, on peut même imaginer que ces annonces seront interprétées différemment selon les publics.
En définitive, en allant de la pub Solgar (n° 10), qui représente un couple homosexuel réaliste, à la pub Ted Lapidus (n° 7), qui représente un couple hétérosexuel dans un contexte homosexuel, en passant par la pub Iglo (n° 9), qui calque le couple hétérosexuel sur le couple homosexuel, et la pub Renault (n° 1), qui suggère imperceptiblement un couple de lesbiennes, nous avons les quatre degrés possibles de la représentation des couples homosexuels.
10. Cette annonce nous invite à découvrir la vie quotidienne de couples homosexuels, hommes ou femmes.
La pub est-elle source de démocratisation ?
11. Laisser une place à chaque culture, tel est le message de Virgin. Le chemin sera encore long Les communications de masse sont un véhicule privilégié des valeurs de la société. Elles remplissent, tout comme la famille, lécole ou léglise, une fonction de socialisation. Lorsquelles ont pour effet de délasser ou de distraire leur public, elles peuvent rapidement devenir un vecteur de développement de toutes sortes de préjugés et de stéréotypes sexistes, raciaux, etc. Agissant dans un climat de passivité qui contribue à émousser les capacités de réflexion et de jugement critique du commun des mortels, la pub redouble defficacité !
Le danger est alors réel de voir des stéréotypes se cristalliser dans limaginaire collectif et alimenter la pensée unique. Tant la représentation du faciès des noirs que celle, idyllique, des couples de lesbiennes, sont révélatrices du fait que la pub, trop souvent, alimente les stéréotypes, les préjugés et les fantasmes. Le pouvoir modélisateur de cette dernière, par la simplification du système de valeurs de la cible, par sa force dintégration sociale et dunification ethnique, par la représentation réductrice et non stratifiée de types physiques et de modèles de comportement, en fait clairement un acteur capital du champ social.
À lheure où le consommateur semble aller en partie dans le sens dun consommateur de pub, où les institutions ont compris sa force, la publicité prend une importance primordiale dans la cohésion sociale. Cest du moins le constat que font A. Cadet et B. Cathelat : " Bien que la publicité soit une production de la culture, dans le sens où son argumentation, ses thèmes, ses images sont largement modelés par elle, il nen demeure pas moins vrai quelle est elle-même créatrice de la culture, en ce quelle ne peut jamais atteindre au reflet parfait des modèles idéaux et peut occasionnellement induire des modifications et se voir suivie. Non seulement la publicité constitue un miroir assez fidèle de la culture, mais encore elle peut en modifier les normes habituelles ".
Consciente de son importance, la pub doit donc être dautant plus attentive aux messages quelle véhicule. Et lon peut espérer quelle se résolve, comme le suggère le slogan dune pub Virgin (n°11), à laisser enfin assez de place à toutes les cultures
& Stephanie Pahud
www.commercialcloset.org The Commercial Closet est une association américaine. Son site répertorie, au niveau mondial, toutes les publicités ayant une thématique homosexuelle. www.holgerundmax.de Ce site est consacré aux fans du couple homosexuel allemand Max et Holger (publicité Iglo). www.citegay.fr Ce site généraliste est destiné aux homosexuels. www.misterco.com Ce site est celui de la première marque à afficher le drapeau gay (aux couleurs de larc-en-ciel) dans son logo. Ce site est principalement adressé aux gays. On peut y commander toutes sortes de produits exclusivement conçus pour les homosexuels. www.tetu.com Le site officiel de lun des rares magazines de langue française entièrement dédié à la population homosexuelle.
Nous attendons avec plaisir vos remarques et commentaires !
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